- philippe1351
- 24 sept. 2022
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 28 sept. 2022
Aujourd’hui, où en sommes nous ?

Début 2022, le nombre d'internautes dans le monde est passé à 4,95 milliards, soit 62,5 % de la population mondiale totale (en hausse de 4 % par rapport à l'année précédente).
Impact négatif ?
L'impact négatif de la “révolution numérique” sur l'écologie de la planète est rarement mis en avant. Parce qu'elle « dématérialise » l'activité humaine, on pense souvent qu'elle a le potentiel de réduire l'impact de la croissance sur la biosphère et même de faire face aux crises environnementales.
Pourtant, c'est peut-être l'inverse qui se produit : « Si le monde numérique semble virtuel, alors le trouble qu'il crée est bien réel : les Data Center consomment plus que le trafic aérien, une requête sur Google émet autant de dioxyde de carbone qu’une bouilloire. Enfin, la fabrication d'équipements nécessite l'utilisation d'une quantité considérable de matières premières, et l'obsolescence des produits continue d'augmenter les déchets électroniques extrêmement polluants » selon le rapport de septembre 2019 de GreenIT dirigé par Frédéric Bordage.
Le bilan environnemental du numérique est rarement meilleur que celui du papier.
La part des émissions causées par les chiffres est :
3,7 % des émissions mondiales de CO2, selon le rapport d'octobre 2018 de l'association française The Shift Project ;
Les émissions mondiales de gaz à effet de serre représentent 3,8% de celles du monde, selon un rapport de septembre 2019 de GreenIT, dirigé par Frédéric Bordage.
L'empreinte énergétique numérique mondiale augmente de 9 % par an.
La numérisation entraîne l'épuisement des stocks de ressources abiotiques (minérales)

GAFAM : Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. Aussi appelés » Big Five
Au début du siècle, l'impact des GAFAM sur l'environnement était loin d'être optimiste. Comme nous l'avons vu, les technologies numériques représentent 3,7 % des émissions mondiales totales de gaz à effet de serre et 4,2 % de la consommation mondiale d'énergie primaire.
Jusqu'en 2020, avant d'être dépassé par Amazon, Google était le plus gros acheteur d'énergie renouvelable. Le célèbre moteur de recherche a introduit une démarche de neutralité carbone dans les années 2000 pour atteindre cet objectif en 2007. Depuis 2017, Google achète "l'électricité équivalente à 100% de l'énergie renouvelable qu'il consomme" via sa filiale Google Energy. Google veut être complètement "sans carbone" d'ici 2030, en éliminant les émissions de carbone passées, en garantissant 24 heures sur 24 d'énergie renouvelable pour toutes les activités et en investissant dans la création de 5 gigawatts d'énergie renouvelable.

Evolution des achats d’énergie verte entre 2019 et 2020 (source : Financial Times)
Pourquoi un tel engagement des GAFAM ?
GAFAM représente la technologie de pointe. C'est pourquoi il semble y avoir un consensus sur la raison pour laquelle ils ont compris la nécessité d'effectuer la transition énergétique plus rapidement que les autres entreprises. Deuxièmement, les clients des GAFAM sont de plus en plus sensibles à l'environnement, qui est le critère de leur sélection.
Investir dans les énergies vertes est un moyen pour ces géants d'assurer leur approvisionnement énergétique à long terme et de les rendre indépendants des acteurs traditionnels de l'énergie.